15 octobre 2010

Mon pied dans la réalité....

Hier, j'ai fait un truc dingue.... quelque chose de fou dans notre monde moderne....

J'ai rencontré mon boss de la Faécum, ma job que j'ai depuis juillet 2007, un contrat permanent, CDI, temps plein, et que j'ai du quitter cet été pour cause de papiers d'immigration.
Fin de  mon permis de travail, arrêt à contre-coeur, départ d'une équipe avec un de mes boss en pleurs, pot de départ attentionné et touchant.
Et puis, plus de salaire, pas de chômage... Vivre avec peu, trouver des solutions de rechange. Je n'ai jamais été bien riche notez, fait que, je ne suis pas tombée de bien haut, mais plus rien, ça ne pèse quand même pas lourd... ;)

Et puis, dormir, enfin. Le corps qui dit stop. Moi qui me suis levée pendant 2 ans à 5h30 5 fois par semaine, je n'ai eu absolument aucun réveil automatique. Aucun. Un mois à dormir le matin. Levée 4heures plus tard que lors de cette habitude quotidienne. 4 heures... c'est comme si la plupart du monde se réveillait toujours les jours à midi, en s'étant couché à 10hrs la veille... Ca représente quand même des sacrées nuits de sommeil... Piou....

Et se débrouiller.
Faire tout ce qu'on repousse tout le temps, ce pourquoi on n'a jamais le temps.
Comprenez bien, le travail salarié passe en premier, les factures à la fin du mois ma bonne dame, et puis toute la société autour. Vous comprenez.
Pour sûr.

Faire juste ce qui tente. J'avais prévu le coup me direz-vous. Quitter mon logement en mai, me mettre à l'abri d'un loyer que je ne pourrai plus m'offrir le luxe de payer anyway, serrer le budget, épargner, repousser les achats, pas vraiment besoin finalement, rapatrier les économies de France, monter son dossier, verrouiller son argumentaire, blinder sa défense.
L'hiver arrive, rentre les gosses et calfeutre les fenêtres ma chérie.

Le soutien des amis, l'appui de son compagnon, et des idées plein la tête.
Il y a des choses qui n'ont pas de prix.

A l'heure d'aujourd'hui, je dirais que ce mois et demi, celui entre l'arrêt de ma job et l'obtention de ma résidence permanente, m'a fait le plus grand bien, un de mes plus grands bonheurs.
La vie a le don merveilleux de vous envoyer des bénédictions pas piquées des hanetons.

Je sais ce à quoi je ne veux pas retourner, je ne sais pas trop ce que cela va donner mais je n'ai pas peur.
Donc, hier, je suis allée à ma job, celle où l'on m'avait mis en congés sans soldes et non en rupture de contrat, afin de se donner une marge de mouvement dans ce grand dossier de l'Immigration.
Je suis allée voir mon boss et je lui ai dit que j'étais prête à revenir à mon poste. Mais pas à n'importe quel prix, pas comme avant. A mi-temps, un vrai mi-temps, un qui fait la moitié de 35 heures, et pas de 50.
Fini ma journée entière consacrée à un seule et même chose, assise, coincée derrière un bureau. 4 murs, pas de fenêtres, enfermement doré d'une société brillante.
Et quand la question fatidique est arrivée : Et si notre conseil d'administration, à l'égard de la définition du poste, dise qu'il s'agit d'un temps plein ou rien, que feras-tu ?
Et bien j'ai choisi le parti du Rien, sans aucun doute, sans un quart de seconde d'arrêt.
J'ai choisi en pleine possession de tous mes moyens de refuser cette norme, cette tranquillité, ce cadre dans lequel on doit rentrer, ce rêve fabriqué ?

Je ne sais pas ce que cela va donner, je ne sais rien.
Et je n'ai plus peur.
Peut-être tout simplement parce qu'à force de l'avoir tant cité, pour la première de ma vie, je le vis vraiment.
Ne pas perdre sa vie à la gagner.
Ouh, j'en entends déjà, ouh le vieux slogan anar sorti des vieux fonds de tiroir, ouh la vilaine !
Oui, et puis ?

Certaines choses n'ont pas de prix.

Je vous embrasse fort.
On se voit bientôt, demain, plus tard, Ici ou là bas.
xxx

Posté par gaellebzk à 16:41 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Mon pied dans la réalité....

    une bouche-bée en forme de sourire, c'est toute ma réaction à ce post, et c'est bon.
    des baisers la belle !

    Posté par Elise, 15 octobre 2010 à 17:25 | | Répondre
  • Vas où le vent te mène, le bonheur n'a pas de prix ! je t'aime ma biche et je suis fière de toi...

    Posté par Skullette, 16 octobre 2010 à 10:42 | | Répondre
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