27 novembre 2008
Le temps des fêtes...
Temps de fêtes...
Faille temporelle...
Mais que fait Mr Spoke ?!?!!?
A Besançon la grande, le Marché de Noël s'est installé et l'invité d'honneur est... le Québec !!
Nom de dieu, y paraitrait même qu'y a des loups qui clignotent au son du Joual* placardé sur la Place Saint Pierre....
Ben voilà, moi qui vous annonçait, il n'y a pas longtemps, que je ne rentrerai pas en la douce contrée pour les fêtes de Noêl... voilà les caribous qui débarquent chez vous...
Il parait quand même que la mise en scène urbaine de l'hiver du temps de maintenant des petits cousins du Québec a de quoi laisser pantois plus d'un amateur de cabane au Canada...
Si tu ne viens pas au Québec, le Québec viendra à toi !
Vous êtes cernés, je vous dis !
Lagardère, prends garde, ya de la neige et tes bas qui se mouillent...
Sti, ça a pas d'allure...
Je ne vous cache pas ma crainte quand mes amis d'ici tomberont sur quelques clichés outre-atlantique..."Ah ben c'est le fun, la façon dont vous nous envisagez dans vot'pays... maudits français !".. Et voilà, un an d'intégration qui se casse la yeule...
Merci...
My god...mon royaume pour un vin chaud !
* le Joual est la langue québécoise.
21 novembre 2008
Paradoxe et monde de brutes...
L'éthanol sous le feu de la crise et des critiques
LeMonde.fr
La crise financière s'était invitée à la première Conférence internationale sur les biocombustibles, qui s'est tenue à Sao Paulo du lundi 17 au vendredi 21 novembre, ternissant l'offensive diplomatique préparée durant de longs mois par le gouvernement de Brasilia.
Deuxième producteur mondial d'éthanol, élaboré à bas prix avec de la canne à sucre, le Brésil rêve d'imposer son agrocarburant sur le marché international, comme une matière première énergétique verte, et non comme une simple denrée agricole. Les autorités, qui vantent inlassablement les mérites de cette énergie renouvelable, espéraient que cette conférence pourrait, face aux 2 000 experts et responsables politiques venus de quarante pays, légitimer leur éthanol.
Mais en période de crise, et de pétrole moins cher, l'intérêt pour les agrocarburants est retombé, et le président Luiz Inacio Lula da Silva n'a finalement pas ouvert, mais seulement clôturé les débats, tandis que le président américain George Bush, un temps dont la venue était espérée en vertu de l'accord de coopération sur l'éthanol signé entre Brasilia et Washington en mars 2007, n'a jamais confirmé sa présence.
Aux cours des débats sur les biocarburants et le développement durable, la sécurité alimentaire ou les défis pour l'écosystème, les intervenants ont tous évoqué leur préoccupation face au délicat moment traversé par l'économie mondiale. "Cette crise peut aussi être une grande opportunité pour revoir nos paramètres, et s'engager dans un cycle nouveau basé sur les biocombustibles", a tempéré l'économiste franco-polonais Ignacy Sachs.
Alors que 30 milliards de dollars d'investissements étaient attendus dans le secteur dans les prochains mois, la puissante Union brésilienne des industries de canne à sucre tend la sébile à l'Etat. "Nous allons demander au gouvernement de nous aider à traverser ce moment difficile", a avoué Marcos Jank, qui estime que la moitié seulement des 200 groupes économiques du sucre au Brésil, survivra à la tourmente.
Pourtant, les études diffusées pendant la Conférence assurent que la production de biocarburants augmentera de 191 % d'ici à 2015. Les plantations de canne gagneront du terrain. D'ores et déjà, elles ont augmenté de 15,7 % en un an au sud du Brésil, selon l'Institut national d'études spatiales.
IMPACTS NÉGATIFS
La crise n'est pas le seul élément qui affecte les perspectives de l'éthanol. Réunis loin des salons feutrés de la Conférence, une centaine de représentants de mouvements sociaux brésiliens et étrangers, dont Via Campesina, ont dressé une liste des impacts négatifs de la canne à sucre, dont les risques d'une monoculture. Dans une déclaration finale remise aux responsables de la conférence, ces organisations soulignent notamment les menaces à la sécurité alimentaire mondiale, la production industrielle des agrocarburants entrant en concurrence avec les sols et l'eau destinés à l'agriculture vivrière.
"Les premiers signes du recul des aliments se notent déjà au Brésil", affirme Jean Marc von der Weid, spécialiste de l'agriculture familiale. Et il donne en exemple l'Etat de Sao Paulo, où se concentrent deux tiers de la production d'éthanol : la progression de la canne, entre 1990 et 2003, a fait reculer d'autant les surfaces de maïs, haricot noir, riz, blé, orangers, café et coton. "Les capitaux investis dans l'industrie du sucre misent sur les meilleures terres", estime ce consultant de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
La canne repousse la frontière agricole vers l'Amazonie et inquiète les écologistes. Ils s'étonnent que le gouvernement n'ait toujours pas divulgué la carte délimitant les zones interdites aux plantations de canne à sucre, pour protéger la forêt tropicale. "Cet éthanol est le moins cher du monde, mais à quel coût humain ?", interroge l'avocat en droit du travail à Recife (Etat du Pernambouc), Bruno Ribeiro. Pour lui, "avec la connivence de l'Etat, les 500 000 coupeurs de canne connaissent la précarité d'un emploi saisonnier, parfois dans des conditions dégradantes et inhumaines". De janvier 2003 à octobre 2008, 6 779 personnes ont été "libérées" de contrats de travail forcé ; 5 174 ces vingt derniers mois. "Un esclavage moderne qui augmente dans le secteur du sucre et donc de l´éthanol", a dénoncé l´Eglise catholique du Brésil.
"Il y a un an, nos critiques étaient à peine écoutées, remarquait l'une des intervenantes du séminaire, Fatima Melo, de l'ONG Fase. Mais la crise démontre que le rythme de consommation d'énergie ne peut être soutenu, et que nous ne devons pas devenir le grenier d'agrocarburants des consommateurs européens ou américains."
13 novembre 2008
Sous le soleil...
Ici, la semaine dernière, l'été indien a chopé un coup de jeune et la première neige est partie plus vite qu'elle n'était tombée.
Professionnellement, mon emploi du temps qui commençait lui par contre à méchamment sentir le vieux, a pris un beau regain d'énergie.
Toujours à l'Université, j'enchaine désormais quelques heures bien tombées pour le FIFA. Et oui, on ne se défait pas aussi facilement de son premier amour...
Qui a parlé d'hyperactivité maladive, QUI ???
...
;))
Et comme une bonne nouvelle roule comme une mécanique bien huilée, leurs locaux sont désormais beaucoup plus au nord, dans un axe glissant sur l'asphalte de l'Université à chez moi.
Je me retrouve ainsi en plein axe St Laurent / Mont Royal, un des coins les plus animés de la ville. Après les premiers coups de pédale désormais nocturnes de 6hr du mat, et pas mal d'heures dans un sous-sol, mon bicycle se mêle avec plaisir à l'animation de la rue, des passants et autres cylindrés.
L'autre évènement de mon emploi du temps concerne la Dinette.
Une personne bien intentionnée dont le prénom commence par J et que je ne citerai pas -suivez mon regard- a eu la bonne idée de me débaucher pour le Festival Crust des Katacombes, A Varning From Montréal.
4 jours de shows et pas mal de groupes des 4 coins de l'Amérique du Nord à nourrir .
Je me suis donc retrouvée intégrée à l'équipe Cuisine, et ça a vraiment été excellent. J'ai rencontré plein de gens, renforcé des liens et pris quelques bons fous rires, les deux mains dans les prépas Totally-Veggie.
Ca m'a rappelé plein de souvenirs et je me suis sentie à la maison, avec eux, ici, à Montréal. Merci beaucoup Mesdames et Messieurs de m'avoir ouvert la porte. Vraiment.
Autrement, question météo, n'allez quand même pas croire qu'ici c'est Tongs et Bikini.
Nan, ben pas là là
;))
On est au Québec quand même et l'hiver vous rappelle bien que bientôt, c'est-chez-lui. Du coup, on allume les chauffages, on met des rideaux aux fenêtres et on essaie de transformer en cosi douillet douillet, ses grands appartements.
Appartements vraiment grands, un peu trop à mon goût... Et oui, que voulez-vous, la vie est faite de paradoxe, et j'en suis un pas mal gros.. Ca et d'autres choses font que je me prépare à un nouveau déménagement pour le début de l'année prochaine... Je ressens le besoin de vivre seule, dans un petit endroit, simple, efficace et sans grande prétention.
Parce qu'au final, c'est comme ça que je me sens le mieux... ;
Me rapprocher également de l'axe central. Rester au nord mais moins à l'est, ce qui me permettra de gagner quelques kilomètres bien sentis au quotidien. Mon vélo et mes jambes me diront merci ainsi que mes nuits de sommeil que je pourrai étirer langoureusement au fond d'une couette bien chaude.
En même temps, si je compte, ça va porter mon nombre de déménagements à 8 en 3 ans et demi... Ce qui fait qui faudrait quand même que je pense à faire quelque chose....
2009 s'annonce donc et ma trentaine s'ancre. La fin de l'année sera encore bien chargée émotionnellement mais je sais que cette période charnière arrive à son terme, enfin.
Il est vrai que je ne possède pas grand chose, il se peut que j'ai encore moins dans quelques temps mais des décisions sont prises et depuis, j'ai repris du poil de la bête... quelque chose à décorner les boeufs, comme disait ma mère.
En fait, elle dit ça quand elle parle du vent et qu'il souffle vraiment, mais vraiment fort, genre tempête quoi si vous voyez ce que je veux dire...enfin, bon, de toutes façons, c'est moi qu'écris, alors bon, je dis bien comme je veux.
Maman, salut...
Dans la même lignée, j'ai aussi et finalement fait le choix de ne pas rentrer en Europe pour les fêtes de fin d'année.
J'ai fait le choix de rester ici, de partager des choses avec les gens qui m'accompagnent désormais. Il est temps de couper le cordon, de me centrer sur moi et d'assumer pleinement les choix que je suis toujours heureuse d'avoir faits.
Il est certain que je reviendrai toujours vous voir, me réchauffer dans vos bras et la chaleur de vos voix.
Mais pas maintenant.
Je vais d'abord m'approprier cet autre côté de l'océan.
J'ai le sentiment d'être pleinement vivante et consciente, d'être les deux pieds bien ancrés, au début de cette route que je me suis construite.
C'est fort, intense, enivrant, troublant, sérieusement difficile parfois, mais je me sens tellement mieux.
Tout peut arriver, je peux aller où je veux.
Le monde s'est ouvert et j'en suis partie intégrante.
C'est bon les copains.
Vraiment bon.
Et sous le soleil, je vous souhaite tout le meilleur.





