21 octobre 2008
Comment je vais...
Pas mal de monde me demande ces temps, comment je vais.
D'abord merci, si, si, ça fait plaisir ;)
Ensuite je dirais que j'ai été pas mal triste ces derniers temps.
Beaucoup, profondément. Et les temps sont longs parfois...
Et puis, comme le tragique et le syndrome de l'artiste maudit (on peut rêver;) ne m'amuse qu'un temps, je dirais que je vais bien.
En crisse, même.
J'ai failli fermer la porte, à tout, à rien.
Et j'ai réalisé que la seule personne que j'allais enfermer, c'était moi-même. Toute seule avec mes chagrins.
On éteint tout, noir, néant...
Alors non. Je n'érigerai pas de cages pour morts-vivants. Je suis là, debout.
J'ai toujours été celle de la bande qui tient bon, qui ne rend pas les armes et qu'à toujours une place à sa table avec un truc qui sent bon sur le feu ;)
Alors oui. Ca, c'est moi.
Je ne troquerai pas, bien sûr, mon vieil habit d'écorchée vive de sitôt. C'est pas aux vieux singes...
Mais j'intègre et j'accepte d'avoir cette sensibilité à fleur de peau, d'avoir besoin d'aide parfois.
Je suis capable de pleurer parce que le chat s'est fait piquer sa place sur le lit, c'est pour vous dire...
Une sensibilité comme un cadeau, comme une part d'enfant qui ne mourra pas et qui sera toujours capable de regarder le monde avec de grands yeux pleins d'émerveillement et de curiosité.
Une vie et des épreuves comme une chance, de rencontrer, d'apprendre et de botter le cul à 2-3 trucs, surtout à soi ;)
Croire, Rêver et Agir.
Ca, c'est mon dernier tattoo et la seule des vraies pensées que je vous envoie.
Parce que comme d'habitude, je vous aime et que vous êtes ma chance.
Bonne route mes loulous.
20 octobre 2008
Road'N'Report : New York City...
DEPART...
Jeudi 09 octobre 2008. Départ pour New York, 16h45.
Fatiguée, excitée, le bus, pour le moment, n'est pas plein. Seule à mes 2 places, j'espère qu'il en restera ainsi.
J'essaie ce nouveau carnet, j'écris mal. Tant pis, il faut un peu de temps pour que l'on s'apprivoise tous les deux...
J'ai laissé mon carnet fétiche à la maison, celui qui me suit depuis plus d'un an. A spirales aussi, ce sont les seuls qui vont bien, je trouve, pour accompagner mon vieux stylo rafistolé, mes pieds, mes pensées, et cet irrépressible besoin d'écrire, qui se fait de plus en plus sentir et que je n'ai aucune envie de réprimer.
Peut-être un nouvel ami intérieur...
Peut-être un nouveau tourment, ou une face cachée de moi-même qui se dévoile et se laisse à-paraître au fur et à mesure que j'avance, que je grandis et que je muris.
Quand il sera temps pour le fruit, il se détachera de lui-même, je le sais, et dévalera la pente.
Peut-être, pour une fois, mêlerai-je mes pas et mes rires aux siens...
Il fait beau et je suis fatiguée.
Il fait grand soleil, astre froid balayant de son vent, les rues et s'amusant à mêler mes cheveux comme ceux des arbres de la rue.
Dernières bourrasques avant la tombée des dernières feuilles résistantes.
Dernières bourrasques où mes mèches folles, rousses teintées de noires, ne s'engouffrent dans ce bus.
Il est 16h45, le moteur vrombit, les portes se ferment. Un dernier ébranlement, le coeur du moteur change de rythme.
Glissade dans la mêlée, cahot d'entrée dans le fleuve urbain.
Rouge, Vert, La route, Enfin...
VENDREDI, JOUR 1...
Arrivée dans la nuit, je me suis glissée dans la chambre d'Elise, et dans le lit le plus confortable de la Terre... J'ai bien failli le demander en mariage...
Lever et déjeuner dans l'herbe. L'hôtel se situe sur l'ile de Manhattan, quartier West Upper Side, entre la rivière Hudson et Central Park. C'est donc tout naturellement que par ce grand soleil de fin de semaine, nous allons voir si l'herbe est plus verte aux pieds des gratte-ciels.
Après-midi, direction Brooklyn.
Tout notre petit monde étant quand même là parce que la compagnie Accrorap danse ce soir et demain au Florence Gould Hall, nous n'avons pas le temps de découvrir ce quartier...La porte ouverte à une autre fois ;
http://www.accrorap.com/
Nous sommes là pour rentrer dans Manhattan par le pont de Brooklyn. Et oui, il est possible de marcher sur ce pont mythique par une passerelle en bois au-dessus des voies routières.
Une longue traversée avec la statue de la Liberté au loin, le trafic incessant, prenant, bruyant et quelque peu assourdissant.
Arrivée sur l'ile, me surprenant à penser à Montréal, je réalise que cette dernière et Manhattan ont ceci en commun d'être toutes les deux des iles. Bref, reprenons nos pas. Nous nous dirigeons vers Ground Zero.
Le site est clos par de grandes barrières qui ne laissent rien transparaitre. N'ayant pas non plus envie de nous attarder ici, nous ne forçons pas la vue. C'est d'ailleurs bizarre d'être là au milieu, pris par la vague énorme des gens vaquant à leurs occupations, des businessmen, de cette grande bouche de métro qui avale et régurgite son lot quotidien de vies, accotée à cet endroit de mort...
SAMEDI, JOUR 2...
Réveil, bip, rendez-vous, pour aller visiter le MOMA à son ouverture et éviter le gros de la foule. Le MOMA est le Museum of Modern Art, l'un plus grand musée d'art moderne et contemporain du monde.
6 étages de sculptures, de peintures, d'architectures. Dali, Picasso, Monet, Chagall, Pollock, Braque, Frida Kalho et tellement, tellement d'autres. Je suis aux anges. Toutes ces oeuvres, ces noms, que je connais pour certains, que j'ai étudié pour d'autres, là devant moi, dans ce batiment au design intérieur qui me touche beaucoup.
Construit dans l'esprit de cette ville où il s'insère. Grands axes, lignes droites, baies vitrées dévoilant un jardin, une ville et son imposante verticalité, des vitres toutes de hauteur laissent apercevoir la salle d'en face, des escaliers qui se croisent au rythme des jambes galopantes des visiteuses, et ce hall d'accueil, posé, carré, où sofas offrent repos aux mâles échappées.
L'après-midi sera dédiée, là encore en coup de vent à Lower East Side, Chinatown et Little Italy. Chacune son quartier, chacune ses bottes. Et oui que voulez-vous... 3 filles, New York....Peut-être pas de Sex In, mais bien The City quand même ;)
De mon côté, j'ai enfin pu allé à MooShoes, magasin de chaussures vegan où je voulais aller depuis un moment. Je me suis trouvée des chaussures pour cet hiver et j'ai craqué pour une paire de quasi-converse, des Draven Duane Peters. Les officionados sauront qu'on ne résiste pas à de si belles chaussures, d'un acteur si important de la scène, éthiques au modique prix de 45 dollars ;
Trois gros chats dormaient dans la boutique, ronronnants au rythme de la chaleur des tours, informatiques celles-là...
http://www.mooshoes.com/
DIMANCHE, JOUR 3...
Lever après une soirée fêtée comme il se doit par une bande de français, bien décidés à célébrer leur chance d'avoir pu passer quelques jours ici...
Soirée mémorable où nous sommes tombés sur les deux faces des chauffeurs de taxi new-yorkais. La face gros con ou ostie d'épais comme on dit ici du chauffeur qui comme par hasard, est le seul de tout ce périple à ne pas comprendre ce que l'on dit et qui nous débarque n'importe où sauf là où on avait demandé.... J'étais restée très calme jusque là, pis d'un coup, c'est monté, ça m'a gonflé et j'ai...comment dire...pété ma coche, en mettant très sèchement les points sur les i à cet indélicat... après coup, on y repensant avec les copains, c'était très très drôle ;))
Et l'autre côté, le cool et super serviable, celui que nous avons croisé le plus souvent. Ah oui, je dois dire que je trouvais les gens particulièrement aimables à Montréal, mais là, ceux de New York, je dois dire chapeau bas, vraiment. Un grand bravo messieurs-dames les Newyorkais.
Donc, oui, fin de soirée, retour à l'hôtel, nous voilà, un peu plus chargés, embarquant dans ce taxi. Bien morts de rire..puis d'un coup, les garçons réalisent que je n'ai pas vu Time Square... Quartier aux gros néons, pubs géantes, Picadilly Circus londonien puissance 20 000. Très spécial, fleuron du commerce capitaliste...Alors euh, non, je n'avais pas vu... Et voilà, notre taxi qui accepte de nous y emmener, nous fait la visite au milieu du trafic, des phares, des coups de klaxon et de notre bordel. Vient là que ça se flashe dans le taxi, que ça dit nimp, que je passe par la fenêtre pour faire des photos, pis que ça crie le plus fort que je peux...
Donc, dimanche midi, il n'y avait que les grandes étendues de Central Park, ma solitude, une tonne de jus de fruits et mes pas pour faire de cette journée, une jolie sortie ;)
La soirée arrive, le temps des au revoir aussi. Retour à l'hôtel pour saluer tout le monde. Mon bus ne sera que plus tard, j'ai choisi de voyager de nuit, pour économiser une nuit d'hôtel et pour pouvoir profiter de mon lundi férié, tranquillement chez moi, à Montréal.
Je décide, aux vues du peu de temps qu'il me reste et ma non-envie de speeder dans le métro, de me balader de l'autre côté, le long de l'Hudson. Ceci s'avère un très bon choix, la promenade est très belle, de longues jetées en bois, le soleil couchant, une belle lumière, l'autoroute dominant tout cela, et les gratte-ciels encadrant la pleine lune.
Il est temps pour moi, de dire au revoir à cette ville qui se révèla aussi riche que les promesses qu'elle porte.
Un appel au retour, une chance encore et à nouveau un grand merci à la demoiselle à l'esprit de vengeance ;)
Cette échappée américaine ouvre la porte à d'autres, et le voyage ne s'ancre que plus définitivement dans ma vie...
J'ai rencontré des gens vraiment chouettes durant ces 3 jours, vu une fois de plus un spectacle de cette compagnie qui me touche toujours autant, composée d'êtres et de vies foisonnantes et intéressantes, gaies et chahutantes, graves et accueillantes.
Un grand sourire pour vous tous.
07 octobre 2008
L'été, c'est closed...
bonjour tout le monde
et oui, ça y est, l'été est bien fini ici...Le mercure a du mal a dépassé les 10° depuis quelques jours...chauffage à la maison et cache-moi-donc-ce-nez-que-je-ne-saurais-voir...hum...bref ;
Demain, d'ailleurs, il fera à peine 2 quand je prendrai mon petit vélo pour aller bosser... Il se pourrait bien donc que je me mette à battre des records de vitesse...
Ici, ça suit son cours. Je vais certainement booster un peu mon taf en m'attelant à un bon gros projet...et oui, je commence à tomber dans la routine, ce qui ne me réussit que très moyennement, il faut le dire...
Mais, la route n'étant jamais bien loin, fort heureusement, je pars à...à... New York Fuckin' City ce weekeend !!!
yEs !
...zut, on dirait un groupe...
Donc, oui, je m'en vas à la grosse pomme pour 3 jours, rejoindre une amie et trainer mes basks dans cette cité que j'ai tellement hâte de découvrir.... J'en entends tellement parler depuis des années, elle a comme nourrie une part de mon imaginaire, à force de groupes, de films et de bandes dessinées.
C'est assez incroyable quand je repense à la petite fille que j'étais, perdue dans ce minuscule village, nourrie d'images et de pays fort-fort-lointain...là où ton imaginaire te porte, la vie, des fois, te sourit ;
Se donner la chance, un jour, de vivre des bouts de ses rêves
...des gros...
A ce sujet d'ailleurs, il faudra que je vous parle de mon nouveau tattoo...enfin fini...un joli tryptique qui parle de pieds, de coins de tronche et de force du poignet...
...
Hum...
Messieurs, je vous en prie....
Cette fois, non seulement, je prendrai des photos, mais euh, oui j'essaierai de les mettre vraiment en ligne.
...pas de vos poignets, non, je m'en fous...
Je vous souhaite une très bonne semaine.
Je vais quant à moi, me reposer, crevée, les yeux qui calanchent... en même temps, j'ai beau faire doucement (autant que faire ce peu évidemment), y a toujours plein de shows de fous dans c'te ville !!!
je vous embrasse fort, pis donnez des nouvelles, ça fait toujours extrêmement plaisir
bybye mes loulous
je vous aime toujours autant ;


































